Voilà une question qui revient sans cesse dans nos conversations, d’autant que les informations sur le sujet ne sont pas rassurantes pour des personnes qui, comme nous, ont placé des compétences de l’ancien monde au cœur de leur activité. Cette inquiétude légitime n’est pourtant pas fondée car les souvenirs, les émotions, les discussions intimes ne pourront pas être remplacés de sitôt par une Intelligence artificielle. Notre écoute et nos entretiens sur mesure pour recueillir vos témoignages non plus.
C’est une bonne nouvelle pour toutes celles et ceux qui s’inquiètent de voir l’humanité disparaître. Vos histoires familiales sont des trajectoires humaines avant tout, et notre écoute repose avant tout sur notre sensibilité. C’est pour toutes ces raisons que nous avons replacé les entretiens Milim au cœur de notre offre: peu importe le support final que vous choisissez pour graver vos souvenirs, nous vous accompagnons pour raconter et transmettre.
Elisa Azogui-Burlac et Myriam Levain
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La sélection Milim
À lire : Diana, ma sœur, de Charles Spencer (Flammarion)
« Quand on me demande, “Grandir avec Diana, c’était comment ?”, la première pensée qui me vient à l’esprit est toujours : “Mais j’ignore comment cela aurait été de ne pas grandir avec elle.” » Charles Spencer livre le portrait le plus intime, le plus tendre et le plus sincère qu’on ait jamais lu de la princesse Diana.
Sur la plage, abandonnée, de Lisa Azuelos (Charleston)
Lisa Azuelos a eu deux enfances. Celle de la pension froide et austère où elle a été envoyée dès l'âge de 4 ans. Et celle de ses étés à Saint-Tropez, où elle découvre la douceur du nougat Sénéquier, le sel sur sa peau après la baignade et le temps qui s'étire dans la petite librairie où elle dévore les classiques. Adolescente, elle choisit de s'y installer en suivant son père, play-boy séduisant, plutôt que sa mère, Marie Laforêt, si bancale dans son rôle maternel. De sa jeunesse dans les années 1980 à aujourd'hui, Lisa Azuelos raconte la métamorphose d'un petit village de pêcheurs en repaire pour ultra-riches et, en miroir, la sienne.
Je change de nom, Christine Angot-Schwartz (Flammarion)
Dans ce court récit, Christine Angot explique pourquoi elle a décidé de reprendre le nom de sa mère, celui qu’elle a porté jusqu’à ce que son père la reconnaisse quand elle avait 13 ans, et qu’elle soit violée par lui par la suite. Reprendre le nom de Schwartz, c’est renouer avec l’enfant qu’elle était mais aussi avec sa judéité. Un texte fort qui interroge la notion de filiation.
Le chant des Rekohu, de Tina Makereti (Ed. Au Vent des Iles)
À la fin du XIXème siècle, Mere, une jeune fille maori, aime en secret Iraia, un garçon de ferme originaire des îles Chatham, qui porte la marque d’une lignée effacée, les Moriori. Dans un monde corseté par les lois coloniales et les contraintes familiales, leur amour interdit l’oblige à des choix qui marqueront sa descendance.
Ce qui dort, Marie-Françoise Colombani et Noémie Lenoir-Colombani (Stock)
Victime d’inceste dans son enfance, Marie-Françoise Colombani a grandi dans un silence imposé. Soixante ans plus tard, un psychiatre lui propose de s’adresser à la petite fille qu’elle était. Marie-Françoise commence alors à écrire, replongeant dans son passé et explorant l’impact de ce non-dit sur son rôle de mère. En la lisant, sa fille Noémie, pédopsychiatre, prend conscience que ce secret a aussi eu des conséquences directes sur sa propre vie. Elle décide à son tour d’écrire pour que, ensemble, elles entament une reconstruction.
“Deux messieurs de la police sont venus ce matin…”, de Guillaume Debré (Flammarion)
Le 20 septembre 1943, la Gestapo vient arrêter Robert Debré, pédiatre de renom et fils de rabbin. S’appuyant sur le journal que son arrière-grand-père a tenu dans le plus grand secret sous l’Occupation, Guillaume Debré retrace l’itinéraire de cet homme remarquable, juif et résistant.
La maladresse, Nathalie Levy ( Calmann-Levy)
Gabrielle mène une existence foisonnante : une émission de radio en horaires décalés, un scénario en chantier, un mari, une fille, un frère doué pas toujours facile à mobiliser. Et une mère, Catherine, séparée après de longues années de mariage, qui vacille. Alors Gabrielle décide de lui tisser un avenir amoureux. Sans lui demander son avis. Et quitte à se substituer à elle. La Maladresse dessine le portrait d’une famille où l’amour, d’une génération à l’autre, ne connaît pas de mesure.
Nos divertissements sont terminés, de Yasmina Reza (Flammarion)
"C'est ça qui est intéressant dans les personnages qui ont fabriqué mon enfance et probablement ma personne, c'est que c'était des gens qui ne se connaissaient pas, des gens qui s'étaient refabriqués, aucun était né en France, ils s'étaient bringuebalés dans l'histoire, ils étaient émigrés, ils sont arrivés là, nouvelle langue, nouveau pays, nouveaux amis. et ils se sont réinventés. Et quand on se réinvente, il y a un mystère de l'être qui s'installe."
À voir: Quelques mots d’amour, de Rudi Rosenberg (en salles)
Sarcelles, 1995. Erika élève seule ses deux enfants. Sa fille Abigaëlle se persuade que son père, qu’elle n’a jamais connu, l’aime en silence quelque part. Lorsqu’elle se met en tête de le retrouver, Erika se sent obligée de l’aider, tout en cherchant à la protéger. En grandissant, la quête d’Abigaëlle se transforme en obsession, entraînant avec elle sa mère, sa meilleure amie, et tous ceux qui comptent.
Papa où t’es?, de Basile Monnot et Samy Bouyssié (en salles)
À 27 ans, Nicolas n’a presque aucun souvenir de son enfance et n’a jamais connu son père. Séparé de sa mère à l’âge de trois ans, il a grandi placé entre familles d’accueil et foyers. Décidé à retrouver ce père qui l’a abandonné à la naissance, Nicolas récupère son dossier de l’Aide sociale à l’enfance et se lance sur sa trace. Une enquête qui va le mener jusqu’au Sénégal, à la rencontre de sa famille et d’une histoire qu’il connaît à peine.
À l’Est d’Eden, de Zoe Kazan (Netflix)
Au début du XXème siècle, une femme d'une indépendance farouche provoque une rupture entre deux frères, lançant une saga qui va s'étendre sur deux générations. Une double fresque familiale puisque c’est Zoé Kazan qui réalise cette mini-série et revisite le film culte de son grand-père Elia Kazan.
Oasis, Don’t look back in anger, de Dylan Southern et Will Lovelace (Disney +)
Ce documentaire retrace les retrouvailles des frères Liam et Noel Gallagher et la tournée triomphale à guichets fermés qui s’en est suivie.
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Par Elisa Azogui-Burlac et Myriam Levain
